1 Kings 18:26ExégèseBAT

1 Kings 18 : 26 Sacrifice | Invocation | Silence
26. Exégèse Linguistique
Le récit s’ouvre par une série de verbes wayyiqtol (va-yik-khu {וַ֠יִּקְחוּ | wa-y-yiq-ḥū} « ils prirent », va-ya-a-su {וַֽיַּעֲשׂוּ | wa-y-yaʿ-ăśū} « ils préparèrent », va-yik-re-u {וַיִּקְרְא֣וּ | wa-y-yiqrə-ʾū} « ils invoquèrent », va-ye-fas-se-khu {וַֽיְפַסְּח֔וּ | wa-y-fassə-ḥū} « ils sautèrent »), liées par la conjonction vav conversif, une structure narrative typique mettant en avant le déroulement rituel. L’objet est marqué par et {אֶת־ | ʾeṯ} précédant ha-par {הַפָּ֨ר | hā-pār} « le taureau », tandis que la subordonnée relative introduite par a-sher {אֲשֶׁר־ | ʾǎšer} précise l’origine du sacrifice (na-tan {נָתַ֣ן | nā-ṯan} « il donna »). L’expression temporelle me-ha-bo-qer…ve-ad ha-tso-ho-ra-yim « depuis le matin jusqu’au midi » utilise la paire prépositionnelle me… ad et un nom duel pour exprimer la durée. Le discours direct est introduit par le-mor {לֵאמֹר | lē-ʾmôr}, suivi de l’impératif a-ne-nu {עֲנֵנוּ | ʿǎnēnû} « réponds-nous », soulignant la supplication. La double négation ve-ein qol ve-ein oneh {וְאֵין קֹול וְאֵין עֹנֶה | wə-ʾên qōl wə-ʾên ʿōneh} crée un parallélisme accentuant l’absence de toute réponse. Enfin, le verbe Piel va-ye-fas-se-khu exprime l’intensité rituelle des participants autour de l’autel (al ha-miz-be-ach {עַל־הַמִּזְבֵּחַ | ʿal-ha-mizbēaḥ}) qu’ils avaient construit (asah {עָשָׂה | ʿāśāh}), illustrant l’ironie d’un culte passionné sans écho divin.

Plus sur ce verset