| 39. Exégèse Linguistique La séquence wayyiqtol vayyar {וַיַּרְא֙ | wa-yarʾ} ‘et il vit’ initie la narration, soulignant la continuité immédiate. Le syntagme coordonné kol-hā-ʿām {כָּל־הָעָם | kol-hā-ʿām} ‘tout le peuple’ forme un sujet pluriel inclusif, marquant l’unanimité. Le verbe vayippelu {וַֽיִּפְּל֖וּ | wa-yip-pə-lû} ‘tombèrent’ suivi de ʿal-pə-nê-hem {עַל־פְּנֵיהֶ֑ם | ʿal-pə-nê-hem} ‘sur leurs visages’ exprime la prosternation comme geste d’adoration. La répétition de vayomru {וַיֹּ֣אמְרוּ | wa-yō-m-rû} ‘et ils dirent’ avant la confession Yəhōwāh hu hā-ʾĕ-lō-hîm {יְהוָה֙ ה֣וּא הָאֱלֹהִ֔ים | Yəhōwāh hu hā-ʾĕ-lō-hîm} ‘le SEIGNEUR est Dieu’ crée un effet anaphorique renforçant l’exclusivité divine. Le verset se divise en deux propositions juxtaposées (action d’adoration vs. confession théologique) et la structure fut repensée en français selon l’ordre SVO tout en conservant le rythme emphatique. |