| 45. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par vayomer {וַיֹּאמֶר | wa-yōmer} ‘et il dit’, introduisant l’allocution du peuple à Saül. Il poursuit par la question rhétorique hayonatan yamut {הֲיוֹנָתָן יָמוּת | ha-yo-nāṯān yāmûṯ} ‘Jonathan mourra-t-il ?’, suivie de la proposition relative asher asah ha-yeshuah ha-gedolah ha-zot be-yisrael {אֲשֶׁר עָשָׂה הַיְשׁוּעָה הַגְּדוֹלָה הַזֹּאת בְּיִשְׂרָאֵל | ʾăšer ʿāśāh ha-yešûʿāh ha-gə-ḏō-lāh ha-zōṯ bə-yiśrāʾēl} ‘qui a accompli ce grand salut en Israël’, valorisant l’acte salvifique de Jonathan. L’interjection khalilah khay-Yahweh {חָלִילָה חַי־יְהוָה | ḥālîlāh ḥay-Yahweh} ‘loin de là ! Aussi vrai que le SEIGNEUR est vivant’ marque l’insistance sur le refus. La clause conditionnelle im-yipol misa'arat rosho artza {אִם־יִפֹּל מִשַּׂעֲרַת רֹאשׁוֹ אַרְצָה | ʾim-yippōl mi-saʿarat rōšō ʾarṣāh} ‘si un cheveu de sa tête tombe à terre’ souligne la protection divine. La conjonction compacte ki-im-elohim {כִּֽי־עִם־אֱלֹהִים | kî-ʿim-ʾĕlōhîm} ‘car avec Dieu’ relie l’action de Jonathan à la présence divine. Enfin, le vav consécutif vayifdu {וַיִּפְדּוּ | wa-yifdû} ‘et ils rachetèrent’ conclut sur un acte collectif de salut, mettant en avant la justice communautaire inspirée par Dieu. |