| 48. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la formule narrative vehayah {וְהָיָה֙ | wə-hā-yāh} ‘il arriva’, qui marque une transition dans le récit. La conjonction ki {כִּֽי־ | kî} ‘lorsque’ établit le lien temporel. On note une chaîne de verbes au vav consécutif—vayelekh {וַיֵּ֥לֶךְ | way-yē-leḵ} ‘il s’en alla’, vayiqrav {וַיִּקְרַ֖ב | way-yī-qrav} ‘il s’approcha’, vaymaher {וַיְמַהֵ֣ר | way-yə-ma-hēr} ‘il se hâta’, vayaratz {וַיָּ֥רָץ | way-yā-rāṣ} ‘il courut’—qui crée un rythme soutenu soulignant l’urgence de l’action. La préposition liqrat {לִקְרַ֣את | liqrāṯ} ‘à la rencontre de’ indique l’objectif des mouvements tant du Philistin que de David. L’expression hamaarakhah {הַמַּעֲרָכָ֖ה | ham-ma-ʿă-rā-ḵāh} ‘ligne de bataille’ localise le point de départ de David. La structure hébraïque VSO est rendue en français par une succession SVO pour préserver l’enchaînement temporel. |