| 6. Exégèse Linguistique Le verset débute par la particule conditionnelle im {אִם | ʾim} 'si', suivie de l’infinitif absolu paqod {פָּקֹד | pā-qōḏ} 'constater', qui cadre la condition. L’imparfait Qal yifqedeni {יִפְקְדֶנִּי | yip̄-qə-ḏen-nî} 'il remarquera mon absence' accentue l’action anticipée. La construction veamarta {וְאָמַרְתָּ | wə-ʾāmar-tā} 'et tu diras', avec vav consécutive et parfait Qal, initie le discours rapporté. L’infinitif nish'ol {נִשְׁאֹל | niš-ʾōl} 'demander' suivi du parfait Nifal nish'al {נִשְׁאַל | niš-ʾal} 'il a supplié' structure la requête pressante de David. L’expression de but laruts {לָרוּץ | lārûṣ} 'courir' à beit-lechem iro {בֵּית־לֶחֶם עִירוֹ | bēṯ-leḥem ʿîrô} 'Bethléhem, sa ville' précise la destination. La conjonction ki {כִּי | kî} 'car' établit la cause : le syntagme nominal zevakh hayamim {זֶבַח הַיָּמִים | ze-ḇaḥ ha-yā-mîm} 'sacrifice annuel'. L’adverbe sham {שָׁם | šām} 'là' et le complément le-khol hamishpachah {לְכָל־הַמִּשְׁפָּחָה | lə-ḵōl ha-miš-pā-ḥā(h)} 'pour toute la famille' finalisent l’indication rituelle. Ce schéma conditionnel–consécutif–explicatif met en lumière la solennité du déplacement familial. |