| 7. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la protase conditionnelle im-ko {אִם־כֹּה | ʾim-kō} 'si ainsi', suivie de l’oratio recta introduite par yomar {יֹאמַר | yō-mar} 'il dit', qui contient le binôme adjectival tov shalom {טוֹב שָׁלוֹם | ṭōḇ šā-lōm} 'bon, paix'. La conjonction de contraste veim {וְאִם | wə-ʾim} 'mais si' marque la seconde hypothèse. L’infinitif construit charoh {חָרֹה | ḥā-rōh} 's’irriter' associé au yiqtol yekhereh {יֶחֱרֶה | ye-ḥe-reh} 'il s’enflamme' décrit la montée de la colère dirigée lo {לוֹ | lō} 'contre lui'. L’apodose est introduite par ki {כִּי | kî} 'car', puis par le parfait piel kilita {כִּלִּיתָ | kil-lî-tā} 'achever' et l’absolu hare’a {הָרֵעָה | hā-rē-ʿāh} 'mal' avec meimmo {מֵעִמּוֹ | mē-ʿim-mō} 'de sa part'. Syntaxiquement, l’absence d’une forme passive explicite déplace l’agentivité vers Saül, justifiant la tournure impersonnelle "est arrêté de sa part". |