| 10. Exégèse Linguistique La conjonction vav consécutif wayyiqtol vayehi {וַיְהִי | wa-yĕ-ḥî} 'et il y eut' marque le passage à un nouvel état. Le nom pachad {פַּחַד | pa-ḥaḏ} joue le rôle de sujet et se rattache à Yahweh {יְהוָה | Yə-hō-wāh} pour indiquer l'origine divine de la terreur. La préposition ʿal {עַל | ʿal} introduit le complément d'étendue kol-mamlekhot ha-aratzot {כָּל־מַמְלְכ֣וֹת הָאֲרָצוֹת | kol-mam-lĕ-ḵōṯ hā-’ă-rā-ṣōṯ} 'tous les royaumes des pays', précisé par le relatif ʾăšer {אֲשֶׁר | ʾă-šer} 'qui' et par sevivot {סְבִיב֣וֹת | sə-vî-ḇōṯ} 'entourant'. La conjonction de coordination et la négation ve-lō nilḥamu {וְלֹא נִלְחֲמ֖וּ | wə-lō nil-ḥa-mū} 'et ne combattirent pas' expriment la conséquence directe de cette terreur, tandis que ʿim-Yehoshafat {עִם־יְהוֹשָׁפָֽט | ʿim-Yə-hō-šā-p̄āṭ} 'avec Josaphat' désigne la cible de l'absence d'action militaire. Cette structure cause-conséquence met en relief l'effet dissuasif de la peur suscitée par le SEIGNEUR. |