| 23. Exégèse Linguistique Le verset commence par la forme narrative wayyiqtol vayiggash {וַיִּגַּשׁ֙ | way-yig-gaš} 's'approcher', qui inscrit immédiatement l'action du roi Sédécias. L'emploi de deux verbes successifs en wayyiqtol (vayyakh {וַיַּ֥ךְ | way-yak} 'frapper', puis vayyomer {וַיֹּ֗אמֶר | way-yō-mer} 'dire') crée un rythme binaire, alternant un geste physique et une question. Le marqueur de l'accusatif ʾet {אֶת־ | ʾet} met en relief Michée comme objet direct, renforcé par le complément de lieu al halechi {עַל־הַלֶּ֑חִי | ʿal-hal-le-ḥî} 'sur la joue', qui souligne l'humiliation. L'interrogative utilise l'adverbe ʾê ze haderekh {אֵ֣י זֶ֤ה הַדֶּ֙רֶךְ֙ | ʾê 'où', ze 'ceci', had-de-reḵ 'chemin'} suivi du parfait avar {עָבַ֧ר | ʿā-var} 'passer', pour interroger le parcours de ruach-Yahweh {רֽוּחַ־יְהוָ֛ה | rû-aḥ-Yə-hō-wāh} 'Esprit du SEIGNEUR'. L'expression mê-ʾîtti {מֵאִתִּ֖י | mê-ʾit-ti} 'de moi' définit l'origine de ce souffle, et l'infinitif ledabber {לְדַבֵּ֥ר | lə-dab-bēr} 'parler' précise la visée : communiquer à Michée. |