| 9. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre sur la forme narrative vayyishlach {וַיִּשְׁלַ֞ח | wayyišlaḥ} ‘et il envoya’, caractéristique du style biblique, suivie des titres melekh-yisrael {מֶֽלֶךְ־יִשְׂרָאֵ֗ל | melekh-yisrael} ‘roi d’Israël’ et melekh-yehudah {מֶֽלֶךְ־יְהוּדָה֮ | melekh-yehudah} ‘roi de Juda’. Les infinitifs leemor {לֵאמֹר | leemor} ‘pour dire’ encadrent le discours direct et instaurent la parabole. La mise en parallèle de hachoach {הַח֜וֹחַ | ḥō-aḥ} ‘épine’ et erez {הָאֶ֜רֶז | ʾe-rez} ‘cèdre’ crée un contraste symbolique saisissant. Le passage secondaire exploite les vav-consecutives vataavor {וַתַּעֲבֹר | va-ta-ʿă-bōr} ‘et elle passa’ puis vatirmos {וַתִּרְמֹס | va-tir-mōs} ‘et elle foula’ pour dramatiser la chute de l’épine. En français, l’ordre des compléments circonstanciels a été adapté pour la fluidité tout en respectant le rythme hébraïque. |