| 2. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur la particule vav consécutif wayyaas {וַיַּ֥עַשׂ | wayyaʿaś} ‘et il fit’, qui introduit l’action royale. Le nom hara {הָרַ֖ע | hāraʿ} ‘le mal’ porte le jugement moral, tandis que beenei Yahweh {בְּעֵינֵ֣י יְהוָ֑ה | bəʿēnê Yəhōwāh} ‘aux yeux du SEIGNEUR’ établit la perspective divine. La concession est marquée par rāq lo {רַ֗ק לֹ֚א | rəq lōʾ} ‘seulement il ne… pas’, puis le comparatif kemalkhei yiśrāʾēl {כְּמַלְכֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל | kə-malkê yiśrāʾēl} ‘comme les rois d’Israël’ est suivi de la relative asher hayu lefanav {אֲשֶׁ֥ר הָי֖וּ לְפָנָֽיו | ʾăšer hāyû lə-pānāw} ‘qui étaient devant lui’, exprimant l’antériorité. En français, l’ordre sujet-verbe-complément met en avant l’action du roi, tandis que ‘toutefois’/‘mais’ et la proposition comparative assurent la cohérence de la concession. |