| 33. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la particule d’objet direct et {אֶת־ | ʾet} 'marque de l’objet direct' rattachée au nom divin Yahweh {יְהוָה | Yə-hō-wāh}, soulignant la crainte du peuple. Le parfait hayu {הָי֣וּ | hā-yû} 'ils étaient' suivi du participe yereiim {יְרֵאִים | yᵊ-rê-ʾîm} 'craintifs' décrit leur disposition intérieure. La conjonction we-et {וְאֶת־ | wə-ʾet} reprend la même construction pour introduire elohehem {אֱלֹֽהֵיהֶם | ʾĕ-lō-hê-hem} 'leurs dieux' et le participe ovdim {עֹבְדִם | ʿō-ḇə-dîm} 'serviteurs', établissant un parallélisme inversé entre crainte du SEIGNEUR et service païen. L’expression ke-mishpat {כְּמִשְׁפַּט | kə-miš-paṭ} 'selon la coutume' et ha-goyim {הַגּוֹיִם | ha-gō-yim} 'des nations' fonctionne comme adverbe de manière pour signaler la norme païenne. La relative asher {אֲשֶׁר־ | ʾă-šer} 'qui' suivie de higlu {הִגְל֥וּ | hî-ḡlû} 'ils ont exilé', otam {אֹתָ֖ם | ō-tām} 'eux' et misham {מִשָּֽׁם | mi-šām} 'de là' précise l’origine historique de ces pratiques. Le parallélisme entre yereiim et ovdim souligne la tension syncrétique entre fidélité à l’alliance et imitation des pratiques étrangères. |