| 28. Exégèse Linguistique Le verset met en scène une prise de parole gouvernementale. Il débute par vayyaʿamod {וַיַּעֲמֹד֙ | way-yaʿă-mōḏ} 'et il se tint debout', soulignant la posture solennelle de Rabschaké. La chaîne de vav consécutifs avec vayiqra {וַיִּקְרָא | way-yiqrāʾ} 'et il cria', vayedabber {וַיְדַבֵּר | way-yədabbēr} 'et il parla' et vayyomer {וַיֹּאמֶר | way-yōmer} 'et il dit' structure la progression de la communication, avant l’impératif shimʿu {שִׁמְעוּ | šimʿû} 'écoutez' qui mobilise l’auditoire. L’expression beqol-gadol {בְקוֹל־גָּדוֹל | bə-qōl-gā-dōl} 'à voix forte' intensifie l’effet intimidant, tandis que devar-ha-melekh {דְּבַר־הַמֶּ֥לֶךְ | dəvar-ha-meleḵ} 'parole du roi', appuyé par ha-gadol {הַגָּד֖וֹל | hag-gāḏōl} 'le grand', met en avant l’autorité suprême. L’apposition melekh ashur {מֶ֥לֶךְ אַשּׁוּר | me-leḵ ʾaššūr} 'roi d’Assyrie' précise la provenance géopolitique et renforce la portée impériale du message. |