| 30. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur la prohibition indirecte ve-al {וְאַל־ | wə-ʾal} combinée au jussif yavtah {יַבְטַ֨ח | yav-ṭaḥ} ‘placer sa confiance’, établissant un ordre négatif. La particule de l’objet direct etkhem {אֶתְכֶם | ʾeṯ-ḵem} suit immédiatement le verbe, respectant l’ordre hébraïque. L’expression khizqiyyahu el-Yahweh {חִזְקִיָּ֙הוּ אֶל־יְהוָ֣ה | ḥiz-qî-yā-hu ʾel Yə-hō-wāh} souligne la dépendance d’Ézéchias envers le SEIGNEUR. L’infinitif absolu ha-ṣēl {הַצֵּ֥ל | ha-ṣēl} renforce le parfait yaṣṣilēnû {יַצִּילֵ֖נוּ | yā-ṣî-lê-nū}, un procédé emphatique courant en hébreu biblique. La négation ve-lō tinnāṯēn {וְלֹ֤א תִּנָּתֵן֙ | wə-lō ti-nnā-tên} utilise l’imparfait au Nifal pour marquer la passivité de la ville, et la locution prépositionnelle bə-yad melekh ʾaš-šûr {בְּיַ֖ד מֶ֥לֶךְ אַשּֽׁוּר | bə-yad mê-lekh ʾaš-šûr} identifie l’agent menaçant, structurant l’avertissement comme mise en garde solennelle. |