| 16. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par koh amar {כֹּה אָמַר | kō ʾāmar} ‘ainsi a dit’, formule prophétique qui affirme l’autorité divine, immédiatement suivie de Yahweh {יְהוָה | Yə-hō-wāh} comme sujet. Hinnēnî {הִנְנִי | hinnēnî} ‘me voici’ pose le ton solennel, puis le participe Hifil mēvîʾ {מֵבִיא | mēvîʾ} ‘apportant’ introduit l’action divine. L’élément rāʿāh {רָעָה | rāʿāh} ‘malheur’ précède la construction ʾel hammāqōm hazzēh {אֶל־ הַמָּקוֹם הַזֶּה | ʾel hammāqōm hazzēh} pour préciser « sur ce lieu », et wə-ʿal yōšbāw {וְעַל־ יֹשְׁבָיו | wə-ʿal yōšbāw} étend le jugement « sur ses habitants ». L’accusatif ʾēṯ kōl dib’rē {אֵת כָּל־ דִּבְרֵי | ʾēṯ kōl dib’rē} ‘toutes les paroles’ introduit la relative ʾăšer qārāʾ mēleḵ yəhûḏāh {אֲשֶׁר קָרָא מֶלֶךְ יְהוּדָה | ʾăšer qārāʾ mēleḵ yəhûḏāh}, liant la sanction aux mots lus par le roi. La version française rétablit un ordre causalisant tout en préservant la progression hébraïque. |