| 10. Exégèse Linguistique Le récit se divise en deux volets. D’abord, vayomer {וַיֹּאמֶר | wa-yō-mer} introduit le discours direct, Amnon étant lié à Tamar par el {אֶל־ | ʾel}. L’impératif Hifil havi’i {הָבִיאִי | hā-ḇi-ʾî} « apporte » annonce l’action sur ha-biryah ha-cheder {הַבִּרְיָה הַחֶדֶר | hab-bir-yāh ha-ḥe-ḏer} « le plat dans la chambre », suivi de ve-evreh {וְאֶבְרֶה | wə-ʾeḇ-rê} « et je mangerai » (imparfait du Qal) et mi-yadekh {מִיָּדֵךְ | mi-yā-ḏêḵ} « de ta main » exprimant l’intention. Ensuite, va-tikkach {וַתִּקַּח | wa-tiq-qaḥ} « et elle prit », avec l’objet et-ha-levivot {אֶת־הַלְּבִבוֹת | ʾeṯ hal-lə-ḇi-ḇōṯ} « les gâteaux » et la relative asher asatah {אֲשֶׁר עָשָׂתָה | ʾă-šer ʿā-śā-ṯāh} « qu’elle avait faits », précisent l’action de Tamar, puis va-tave {וַתָּבֵא | wa-tā-ḇēʾ} « et elle apporta » et la locution le-amnon achihah hechadra {לְאַמְנוֹן אָחִיהָ הֶחָדְרָה | lə-ʾam-nōn ʾā-ḥî-hā he-ḥāḏ-rāh} « à Amnon, son frère, dans la chambre » referment la scène. L’alternance des modes impératif, imparfait et parfait, ainsi que l’enchaînement relatif, souligne la dynamique intentionnelle et manipulatrice du récit. |