| 20. Exégèse Linguistique Le récit débute par la formule narrative vayomer {וַיֹּאמֶר | way-yō-mer} 'et il dit', suivie du pronom élargi eleha {אֵלֶיהָ | ʾe-lê-hā} 'à elle', établissant immédiatement un dialogue direct. L’interrogation rhétorique s’appuie sur haaminon achikha hayah immakh {הַאֲמִינ֣וֹן אָחִיךְ הָיָ֣ה עִמָּךְ | ha-ʾă-mî-nōn ʾā-ḥîḵ hā-yāh ʿim-māḵ} 'Amnon, ton frère, a-t-il été avec toi ?', où l’ordre hébraïque place le possessif avant le nom propre pour souligner la relation. L’impératif hacharishi {הַחֲרִישִׁי | ha-ḥă-rî-šî} 'tais-toi' module la réponse de Tamar, suivi de l’injonction al-tashiti etlibbekh ladavar hazzeh {אַל־תָּשִׁ֥יתִי אֶת־לִבֵּ֖ךְ לַדָּבָר הַזֶּה | ʾal-ta-šî-tî ʾet-lib-bēḵ la-da-var haz-zeh} 'ne mets pas ton cœur sur cette chose', où la construction infinitive exprime la mise en garde. Enfin, vateshev {וַתֵּ֤שֶׁב | wa-te-šev} 'elle demeura' et vesomemah {וְשֹׁמֵמָ֔ה | wə-šō-mê-māh} 'et désolée' dépeignent l’état de Tamar, renforçant son isolement dans beit Avshalom achiha {בֵּ֖ית אַבְשָׁל֥וֹם אָחִֽיהָ | bêṯ ʾav-šā-lōm ʾā-ḥî-hā} 'la maison d’Absalom, son frère'. |