| 36. Exégèse Linguistique La narration s’ouvre sur la formule introductive vayehi {וַיְהִי | wə·yə·hî} 'et il arriva', où la vav consécutive marque la continuité du récit. L’expression temporelle kekallōtō lədabber {כְּכַלֹּת֣וֹ לְדַבֵּ֗ר | kə·kallō·tō lə·ḏab·bēr} 'comme il finissait de parler' installe le contexte immédiatement après le discours, l’infinitif construit en Piel soulignant l’action en cours. L’entrée des personnages est indiquée par bənê-hammelekh bāʾû {בְנֵי־הַמֶּ֙לֶךְ֙ בָּאוּ | bə·nê·ham·me·lekh bā·ʾû} 'les fils du roi arrivèrent', association d’un nom en construction et d’un parfait Qal. L’intensification dramatique repose sur la coordination de deux wayyiqtol dans wayyiśʾû qōlām wayyiḇəkû {וַיִּשְׂא֥וּ קוֹלָ֖ם וַיִּבְכּ֑וּ | way·yis·ʾû qō·lām way·yib·bək·û} 'ils élevèrent leur voix et ils pleurèrent'. L’inclusion du souverain et de ses serviteurs est marquée par wəgam-hammelekh wəḵōl-ʿăḇādāyw bākû {וְגַם־הַמֶּ֙לֶךְ֙ וְכָל־עֲבָדָ֔יו בָּכוּ | wə·gam·ham·me·lekh wə·ḵōl·ʿă·ḇā·dāyw bā·kû} 'et aussi le roi et tous ses serviteurs pleurèrent', soulignant la dimension collective du deuil. Le syntagme nominal bekhi gadōl mēʾōḏ {בְּכִ֖י גָּדֹול מְאֹֽד | bə·ḵî ḡā·ḏōl mē·ʾōḏ} 'pleurs très forts' conclut l’intensité émotionnelle par une gradation syntaxique. |