| 3. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre sur le vav consécutif vayomer {וַיֹּאמֶר | way-yōʾmer} 'il dit', suivi du pronom prépositionnel elav {אֵלָיו | ʾēlāyw} 'à lui'. L’impératif reʾeh {רְאֵה | rəʾeh} 'regarde' introduit le construct divarekha {דְבָרֶךָ | dəḇāreḵā} 'ta cause'. Les adjectifs tovim {טוֹבִים | ṭōvîm} 'bons' et nekhochim {וּנְכֹחִים | û-nəḵōḥîm} 'justes' se coordonnent, formant un hendiadys valorisant la légitimité de la requête. La séquence veshomeaʿ ein-lekha me'et ha-melekh {וְשֹׁמֵעַ אֵין־לְךָ מֵאֵת הַמֶּלֶךְ | wə-šōmēaʿ ʾēn-ləḵā mēʾēt hammeleḵ} associe le participe shōmēaʿ 'écoutant', la négation existentielle ein-lekha 'il n’y a pas pour toi' et la préposition me'et 'de la part de' appliquée à ha-melekh 'le roi', soulignant l’absence d’un arbitre royal. Cette structure oppose fermement la valeur de la cause à l’indifférence du roi. |