| 20. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par ki-ya-ḏaʿ {כִּֽי־יָדַ֤ע | kî-ya-ḏaʿ} 'reconnaître' (Qal parfait), introduisant la raison de l’aveu. Le terme ʿavdekha {עַבְדְּךָ֙ | ʿaḇ-de-ḵā} 'serviteur' souligne l’humilité du locuteur. La conjonction subordonnante ki {כִּ֣י | kî} 'que' ouvre la complétive formée par ani {אָנֹכִ֔י | ʾănō-khî} 'je' + chataʾti {חָטָ֣אתִי | ḥā-ṭā-ṯî} 'j’ai péché'. La particule ve-hin-nēh {וְהִנֵּ֗ה־ | wə-hin-nēh} 'et voici' précède vati {בָאתִי֙ | ḇā-ṯî} 'je suis venu', amorçant la proposition temporelle hayom riʾ-šôn {הַיּ֔וֹם רִאשׁ֖וֹן | ha-yôm riʾ-šôn} 'aujourd’hui le premier'. L’expression lə-ḵōl beit yosef {לְכׇל־בֵּ֥ית יוֹסֵֽף | lə-ḵōl-bêṯ yō-sēp̄} 'de toute la maison de Joseph' précise l’appartenance tribale, et la formule lā-re-ḏeṯ liq-rāṯ ʾă-ḏō-nî ha-me-leḵ {לָֽרֶדֶת לִקוְרַ֥את אֲדֹנִ֛י הַמֶּ֖לֶךְ | lā-re-ḏeṯ liq-rāṯ ʾă-ḏō-nî ha-me-leḵ} 'descendre pour rencontrer mon seigneur le roi' décrit la démarche de soumission et de recherche de réconciliation. |