| 12. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur la succession de vayelekh {וַיֵּ֣לֶךְ | way-yē-leḵ} ‘il alla’ et vayikkaḥ {וַיִּקַּ֞ח | way-yiq-qaḥ} ‘il prit’ au moyen du vav-consecutif, soulignant l’action initiale de David. Suivent deux compléments d’objet direct marqués par ʾet {אֶת־ | ʾet}, introduisant atzmot {עַצְמ֤וֹת | ʿaṣ-mōṯ} ‘os de Saül’ puis atzmot {עַצְמוֹת֙ | ʿaṣ-mōṯ} ‘os de Jonathan’. L’expression de provenance meʾet {מֵאֵ֕ת | mē-ʾêṯ} ‘de la part de’ accompagne baʿalei {בַּעֲלֵ֖י | ba-ʿă-lê} ‘habitants’ de Yabesh-en-Galaad. Deux propositions relatives asher {אֲשֶׁר | ʾă-šer} structurent la subordonnée du vol ganvu {גָּנְב֨וּ | gān-ḇû} ‘ils ont dérobé’ et celle de la suspension telaʾum {תְּלָא֥וּם | tə-lā-ʾûm} ‘ils avaient suspendus’ par les Philistins. L’infinitif construct hak-kōṯ {הַכּ֧וֹת | hak-kōṯ} « frapper » est mis en relation avec be-yom {בְּי֨וֹם | bə-yôm} ‘le jour de’, puis bag-Gilbōa {בַּגִּלְבֹּֽעַ | bag-gil-bōaʿ} précise le lieu de la défaite. Cette structure enchâssée confère au récit un rythme dynamique et met en relief la récupération des débris royaux. |