Acts 13:10ExégèseBAT

Acts 13 : 10 Tromperie | Hostilité | Justice
10. Exégèse Linguistique
L’énoncé commence par eipen {εἶπεν | eî-pen} « il dit », qui introduit un discours direct solennel. L’interjection ō {Ὦ | Ō} place immédiatement la phrase dans le registre de la réprimande forte. L’expression pleres pantos dolou kai pases rhaidiourgias {πλήρης παντὸς δόλου καὶ πάσης ῥᾳδιουργίας | plērēs pantòs dólou kaì pásēs rhaidiourgías} « plein de toute tromperie et de toute malice » forme un groupe nominal au nominatif qui décrit l’interlocuteur comme saturé de tromperie, l’accumulation des génitifs renforçant l’idée de totalité. Les vocatifs successifs huie diabolou {υἱὲ διαβόλου | huie diabólou} « fils du diable » et echthre pases dikaiosunes {ἐχθρὲ πάσης δικαιοσύνης | echthré pásēs dikaiosýnēs} « ennemi de toute justice » structurent le cœur de l’accusation par deux titres négatifs parallèles, l’un marquant l’appartenance, l’autre l’opposition. La séquence ou pause diastrephon tas hodous kuriou tas eutheias {οὐ παύσῃ διαστρέφων τὰς ὁδοὺς κυρίου τὰς εὐθείας | ou paúsē diastréphōn tàs hodous kuríou tàs euthías} associe la particule négative ou avec le futur moyen pause pour former une question rhétorique « ne cesseras-tu pas », tandis que le participe présent diastrephon décrit une action déformante continue portant sur l’objet direct « les voies droites du Seigneur ». En français, la structure d’énumération et les vocatifs sont conservés pour rendre la force de l’invective, et la relation entre le verbe fini et le participe est exprimée par « ne cesseras-tu pas de pervertir », qui reflète la continuité de l’action grecque.

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