Acts 13:22ExégèseBAT

Acts 13 : 22 Succession | Fidélité | Volonté
22. Exégèse Linguistique
La phrase grecque commence par la conjonction kai {καὶ | kaí} qui enchaîne le récit sur l'épisode précédent. Le participe aoriste metastesas {μεταστήσας | me-ta-stḗ-sas} placé avant le verbe principal décrit une action achevée antérieure à ēgeiren {ἤγειρεν | hḗ-gei-ren} : Dieu a d'abord ôté le roi précédent, puis il en a suscité un autre. Le verbe egeiren, avec l'objet direct ton Dauid {τὸν Δαυίδ | tón Da-uíd} et le datif autois {αὐτοῖς | au-toîs}, présente l'établissement de David comme roi en faveur du peuple. La préposition eis {εἰς | eis} suivie de basilea {βασιλέα | ba-si-lé-a} exprime clairement la fonction royale conférée. Le pronom relatif ho {ᾧ | hōi} introduit une subordonnée relative dativale centrée sur David, dans laquelle eipen {εἶπεν | eî-pen} et le participe marturesas {μαρτυρήσας | mar-tu-rḗ-sas} forment une tournure « il dit en rendant témoignage », soulignant le caractère solennel de la déclaration. Le changement de personne avec heuron {Εὗρον | Heû-ron} à la première personne marque la parole directe de Dieu lui-même : c'est Dieu qui déclare avoir trouvé David. L'expression appositionnelle Dauid ton tou Iessai andra {Δαυὶδ τὸν τοῦ Ἰεσσαί ἄνδρα | Da-uíd tón toû I-es-saí án-dra} précise l'identité de David comme fils de Jessé et le qualifie comme « homme ». La préposition kata {κατὰ | ka-tá} avec ten kardian mou {τὴν καρδίαν μου | tèn kar-dí-an mou} établit une relation de conformité : David est en accord avec le cœur de Dieu, c'est-à-dire avec ses intentions profondes. Une seconde relative hos poiēsei panta ta thelemata mou {ὃς ποιήσει πάντα τὰ θελήματά μου | hos poi-ḗ-sei pán-ta tá the-lḗ-ma-ta mou} explicite ce que signifie être « selon le cœur de Dieu » : accomplir toutes ses volontés. En français, le participe initial est rendu par une tournure participiale (« l'ayant écarté ») en formel et par une subordonnée temporelle (« après avoir retiré cet homme ») en dynamique, pour garder l'antériorité. Les pronoms divins sont laissés en minuscules conformément à l'usage français, et la relation entre le « je » divin et Dieu est clarifiée par des gloses entre crochets.

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