| 33. Exégèse Linguistique La phrase est introduite par hoti {ὅτι | hó-ti} 'parce que', qui relie cette déclaration à ce qui précède en donnant la raison ou le contenu de l’accomplissement mentionné. Le verbe principal ekpeplērōken {ἐκπεπλήρωκεν | ek-pe-plḗ-rō-ken} 'il a pleinement accompli' au parfait met en avant une action déjà réalisée dont les effets demeurent. Le groupe datif tois teknois hēmōn {τοῖς τέκνοις ἡμῶν | toîs ték-nois hē-môn} 'pour nos enfants' identifie les bénéficiaires de cet accomplissement. Le participe circonstanciel anastēsas {ἀναστήσας | a-na-stḗ-sas} 'ayant ressuscité' exprime le moyen par lequel Dieu accomplit sa promesse : par la résurrection de Iēsoun {Ἰησοῦν | Iē-soûn} 'Jésus'. La séquence hōs kai en tō psalmō gegraptai {ὡς καὶ ἐν τῷ ψαλμῷ γέγραπται | hōs kaí en tôi psal-môi gé-gra-ptai} 'comme aussi il est écrit dans le psaume' introduit une citation scripturaire comme preuve, avec gegraptai au parfait soulignant le caractère durable de l’Écriture. La précision tῷ deuterō {τῷ δευτέρῳ | tôi deu-té-rō} 'le deuxième' spécifie le psaume concerné. La citation Υἱός mou ei su, egō sēmeron gegennēka se {Υἱός μου εἶ σύ ἐγὼ σήμερον γεγέννηκά σε | Hui-ós mou eî sŷ, egṓ sḗ-me-ron ge-gén-nē-ka se} forme une phrase nominale dans laquelle Fils est l’attribut du sujet 'tu', tandis que le verbe au parfait gegennēka 'j’ai engendré' exprime un acte accompli dont résulte un statut filial permanent. En français, la valeur participiale d’anastēsas est rendue par une tournure participiale en formel (« en ressuscitant ») et par une périphrase en dynamique (« en ramenant à la vie »), tout en conservant la structure : action divine accomplie, moyen (résurrection), et attestation par l’Écriture. |