| 34. Exégèse Linguistique L’énoncé commence par hoti de {ὅτι δὲ | hó-ti dè} « mais que », qui relie cette phrase à la déclaration précédente et introduit une proposition complétive récapitulative. Le verbe anestēsen auton ek nekrōn {ἀνέστησεν αὐτὸν ἐκ νεκρῶν | a-né-stē-sen au-tón ek ne-krôn} « il a ressuscité lui d’entre les morts » forme la base de la proposition, avec ek nekrōn marquant l’origine de laquelle il est arraché. La séquence mēketi mellonta hupostrephein eis diaphthoran {μηκέτι μέλλοντα ὑποστρέφειν εἰς διαφθοράν | mē-ke-ti mél-lon-ta hu-po-stré-phein eis di-a-phtho-rán} est une construction participe + infinitif : mellonta, accordé avec auton, décrit un état potentiel (« étant sur le point de »), nié par mēketi, tandis que l’infinitif hupostrephein, complété par la préposition eis et l’accusatif diaphthoran, précise l’action envisagée de « retourner vers la corruption ». L’adverbe houtōs {οὕτως | hoú-tōs} « ainsi » signale que ce qui suit est l’explication scripturaire de cette réalité, introduite par eirēken {εἴρηκεν | ei-ré-ken}, parfait de legō marquant une parole divine dont l’autorité demeure. La seconde occurrence de hoti introduit la citation proprement dite, structurée autour du futur dōsō hymin {Δώσω ὑμῖν | Dṓ-sō hu-mîn} « je vous donnerai », suivi de l’accusatif neutre pluriel ta hosia Dauid ta pista {τὰ ὅσια Δαυὶδ τὰ πιστά | ta hó-si-a Da-uíd ta pis-tá}, où l’apposition ta pista qualifie les hosia comme des dons « fidèles ». Cette structure fait de la promesse davidique la garantie textuelle que la résurrection est définitive et incorruptible. |