| 35. Exégèse Linguistique La conjonction dioti {διότι | di-ó-ti} « car, parce que » introduit une relation causale avec l’argument précédent, présentant la citation comme preuve supplémentaire. L’adverbe-conjonction kai {καὶ | kaí} « aussi » marque l’addition d’un second témoignage scripturaire. La construction prépositionnelle en heterō {ἐν ἑτέρῳ | en he-té-rō} « dans un autre (passage) » est elliptique mais typique du discours scripturaire juif, signalant une autre portion de l’Écriture. Le verbe de parole legei {λέγει | lé-gei} au présent historique donne une vivacité à la citation et souligne l’actualité permanente de la voix scripturaire. La négation ou {Οὐ | ou} précédant le futur dōseis {δώσεις | dṓ-seis} crée une interdiction solennelle ou promesse négative, où le « tu » adressé à Dieu est compris depuis le contexte du Psaume cité. L’article ton {τὸν | tón} suivi de hosion {ὅσιόν | hó-si-on} et qualifié par le génitif sou {σου | sou} forme le syntagme défini « ton Saint », qui désigne une personne particulière liée à Dieu de façon exclusive. L’infinitif idein {ἰδεῖν | i-deîn} dépend de dōseis en infinitive complément, et prend diaphthoran {διαφθοράν | di-a-phtho-rán} comme objet direct, indiquant l’événement (« voir la corruption ») que la promesse divine exclut. La structure globale met en relation un motif d’autorité (Écriture citée), une promesse négative forte et une figure consacrée, ce qui oriente la traduction française vers des tournures de promesse (« ne permettras pas », « ne laisseras pas ») preserves la nuance d’engagement divin. |