| 3. Exégèse Linguistique Le syntagme initial hikanon chronon {ἱκανὸν χρόνον | hikanón chrónon} 'longtemps' souligne la durée significative de leur séjour. La particule mèn oûn {μὲν οὖν | mèn oûn} apporte à la fois une nuance concessive et une conclusion déductive. Le verbe diétripsan {διέτριψαν | diétripsan} constitue le noyau verbal, marqué pour l’aoriste, et est accompagné du participe parrēsiazómenoi {παρρησιαζόμενοι | parrēsiazómenoi} qui précise la manière (‘parlant avec assurance’). La préposition epí tôi kyríō {ἐπὶ τῷ κυρίῳ | epí tôi kyríō} introduit un datif de fondement, indiquant que leur audace repose sur le Seigneur. Les participes martyrúnti {μαρτυροῦντι | martyrúnti} et didónti {διδόντι | didónti}, tous deux au datif et en apposition, décrivent respectivement le témoignage à la parole de la grâce et l’action divine. L’infinitif gínesthai {γίνεσθαι | gínesthai} prend pour compléments d’objet sēmeîa kaí térata {σημεῖα καὶ τέρατα | sēmeîa kaí térata}, exprimant le résultat, et la locution dià tōn kheirōn autôn {διὰ τῶν χειρῶν αὐτῶν | dià tōn kheirōn autôn} relie l’action divine à l’instrumentalité apostolique. |