| 3. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la particule de transition hoi men oun {οἱ μὲν οὖν | hoí mèn oûn}, qui relie au contexte précédent et marque la conséquence. Le participe aoriste passif propempthentes hypo tēs ekklēsias {προπεμφθέντες ὑπὸ τῆς ἐκκλησίας | propemphthéntes hupò tēs ekklēsías} constitue une subordonnée antérieure, « les ayant fait accompagner par l’Église », où hypo + génitif indique l’agent. Le verbe principal diērchonto {διήρχοντο | diḗrchonto} à l’imparfait décrit un parcours continu, avec te…kai liant Phénicie et Samarie comme étapes successives. Le participe présent ekdiēgoumenoi {ἐκδιηγούμενοι | ekdiēgoúmenoi} exprime une action simultanée « racontant » et prend pour objet epistrophēn tōn ethnōn {ἐπιστροφήν τῶν ἐθνῶν | epistrophḗn tōn ethnôn}, le génitif définissant les peuples concernés. Le second imparfait epoioun {ἐποίουν | epoíoun} présente la conséquence de ce témoignage, charan megalēn {χαρὰν μεγάλην | charán megálēn} « une grande joie », et le datif pāsin tois adelphois {πᾶσι τοῖς ἀδελφοῖς | pâsi toîs adelphoîs} marque les bénéficiaires. En français, les participes sont rendus par des subordonnées ou gérondifs pour maintenir simultanéité et antériorité, tandis que la coordination est simplifiée pour une lecture fluide. |