| 13. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par un datif temporel te hemera ton sabbaton {τῇ ἡμέρᾳ τῶν σαββάτων | tē̂ hēmérāi tō̂n sabbátōn} 'au jour du sabbat', introduit par la particule te qui marque la continuité narrative. Le verbe principal exelthomen {ἐξήλθομεν | ex-ḗl-tho-men} 'nous sortîmes' est renforcé par l’adverbe exo 'dehors' et la locution tes pules para potamon {τῆς πύλης παρὰ ποταμόν | tê̂s pý-lēs pa-rá po-ta-món}, décrivant le déplacement hors de la porte vers la rivière. La proposition relative introduite par hou {οὗ | hoû} dépend de ce lieu, où enomizomen {ἐνομίζομεν | e-no-mí-zo-men} 'nous pensions' gouverne l’infinitif einai {εἶναι | eî-nai} 'être' avec proseukhen {προσευχήν | pro-seu-khḗn} comme attribut, exprimant l’attente d’un espace de culte. Le participe circonstanciel kathisantes {καθίσαντες | ka-thí-san-tes} 's’étant assis', antérieur à l’imparfait elaloumen {ἐλαλοῦμεν | e-la-loû-men} 'nous parlions', structure l’enchaînement : sortie, installation, puis discours. Enfin, le groupe datif tais synelthousais gynaixin {ταῖς συνελθούσαις γυναιξίν | taîs sy-nel-thoû-sais gy-naix-ín} réunit article, participe et nom pour désigner les femmes déjà assemblées, rendu en français par 'femmes réunies'. |