| 23. Exégèse Linguistique Le verset débute par le participe aoriste pollas plegas epithentes {πολλάς πληγὰς ἐπιθέντες | pollás plēgás epi-thén-tes}, qui pose l’action antécédente ‘ayant infligé de nombreux coups’ comme cause de l’incarcération. Le datif autois {αὐτοῖς | au-toîs} identifie les victimes, tandis que le verbe principal ebalon {ἔβαλον | é-ba-lon} ‘ils jetèrent’ gouverne la préposition eis {εἰς | eis} et son accusatif phylaken {φυλακήν | phu-la-kḗn}, marquant la destination. Le second participe paranggeilantes {παραγγείλαντες | pa-rang-geí-lan-tes} ‘ayant ordonné’ décrit l’injonction simultanée adressée au datif to desmophylaki {τῷ δεσμοφύλακι | tôi des-mo-phý-la-ki} ‘au géôlier’, qui reçoit l’ordre de garder. L’adverbe asphalōs {ἀσφαλῶς | as-pha-lôs} modifie l’infinitif terein {τηρεῖν | tē-reîn} ‘garder’, formant un infinitif de but (‘afin de les garder en toute sûreté’). En français, la version formelle conserve la progression causale et temporelle par l’emploi de participes, tandis que la version dynamique privilégie une syntaxe directe et explicite l’élément de contrainte dans l’ordre donné. |