| 6. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre avec le verbe aoriste dielthon {Διῆλθον | dēl-thon} 'traverser', placé en tête pour impulser le récit ; la particule postpositive de {δὲ | dè} 'mais' marque une nuance de transition plutôt qu’une forte opposition. Les compléments de lieu au cas accusatif, tēn phrygian {τὴν Φρυγίαν | tḕn phru-gí-an} 'Phrygie' et kai galatiken choran {καὶ Γαλατικὴν χώραν | kaí ga-la-ti-kḕn khō-ran} 'et région galate', décrivent l’itinéraire missionnaire. Le participe aoriste passif koluthentes {κωλυθέντες | kō-lu-thén-tes} 'ayant été empêchés', au nominatif, introduit une circonstance de cause/condition pour l’action principale. La préposition hupo {ὑπὸ | hupó} 'par', suivie du génitif tou hagiou pneumatos {τοῦ ἁγίου πνεύματος | toû ha-gí-ou pneú-ma-tos} 'Saint-Esprit', désigne explicitement l’agent de l’obstacle. L’infinitif lalesai {λαλῆσαι | la-lē-sai} 'annoncer', associé à son objet ton logon {τὸν λόγον | tón ló-gon} 'la parole', exprime l’action projetée, et le syntagme prépositionnel en tei asia {ἐν τῇ Ἀσίᾳ | en têi a-sí-ai} 'en Asie' précise le cadre spatial. En formel, la relation participe/verbe se traduit par un gérondif ("ayant été empêchés"), tandis qu’en dynamique elle est rendue par une tournure causale ("ne leur a pas permis") pour expliciter le lien implicite du grec. |