Acts 17:20ExégèseBAT

Acts 17 : 20 Étrangeté | Curiosité | Communication
20. Exégèse Linguistique
La phrase s’ouvre sur le participe accusatif neutre pluriel xenizonta {ξενίζοντα | xenízonta} 'des choses étranges, surprenantes', placé en tête de proposition comme objet direct mis en avant du verbe personnel eisphereis {εἰσφέρεις | eisphéreis} 'tu introduis, tu apportes', ce qui met l’accent sur le caractère inhabituel du contenu avant même l’action d’apporter. Le groupe prépositionnel eis tas akoas hemōn {εἰς τὰς ἀκοὰς ἡμῶν | eis tàs akoàs hēmôn} 'dans nos oreilles' emploie la préposition eis avec l’accusatif pour exprimer un mouvement métaphorique vers la sphère de l’audition, tandis que le génitif hemōn rattache cette expérience auditive aux locuteurs eux-mêmes. La deuxième partie de la phrase est introduite par boulometha oun {βουλόμεθα οὖν | boulómetha oûn} 'nous voulons donc', où oun marque l’inférence logique à partir de ce qui vient d’être dit. L’infinitif gnōnai {γνῶναι | gnônai} 'connaître' fonctionne comme complément de boulometha et introduit une proposition interrogative indirecte tina thelei tauta einai {τίνα θέλει ταῦτα εἶναι | tína thélei taûta eînai} 'ce que ces choses veulent être'. Dans cette construction, le pronom interrogatif tina au pluriel neutre sert de complément de thelei, tandis que tauta à l’accusatif joue le rôle de sujet logique de l’infinitif einai dans un schéma accusatif + infinitif, idiome grec courant pour exprimer ce que quelque chose est ou veut être. En français formel, cette structure est rendue par une subordonnée complétive "ce que ces choses veulent être", conservant la nuance de questionnement sur la nature des choses entendues. En dynamique, la valeur de thelei est restituée par le verbe "signifier", ce qui traduit l’idée d’intention ou de sens recherché plutôt qu’une simple volonté.

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