| 8. Exégèse Linguistique Le verbe principal etaraxan {ἐτάραξαν | e-tá-ra-xan} « ils troublèrent » est à l’aoriste actif indicatif, ouvrant la phrase par une action ponctuelle qui affecte plusieurs groupes. La particule de {δὲ | dè} assure la connexion avec le récit précédent, marquant une progression du récit plus qu’une opposition forte. Les syntagmes accusatifs ton ochlon {τὸν ὄχλον | tón ó-chlon} « la foule » et tous politarchas {τοὺς πολιτάρχας | toús po-li-tár-chas} « les magistrats de la ville » sont coordonnés par kai {καὶ | kaí} et remplissent ensemble la fonction d’objets directs de etaraxan, ce qui souligne que le trouble touche à la fois le peuple et ses dirigeants civiques. Le participe présent akouontas {ἀκούοντας | a-koú-on-tas} « entendant » partage le cas accusatif avec politarchas et décrit leur activité au moment où ils sont troublés; il s’agit d’un participe circonstanciel qui exprime la simultanéité entre l’audition du message et la réaction. Le démonstratif tauta {ταῦτα | taû-ta} « ces choses / ces paroles » sert d’objet direct au participe et reprend le contenu de la prédication rapportée dans les versets précédents. La structure grecque met ainsi en évidence une relation de cause à effet implicite entre l’écoute de ce message et l’agitation qu’il suscite, ce qui justifie une traduction française qui laisse percevoir l’enchaînement immédiat entre « entendre » et « être troublés ». |