| 34. Exégèse Linguistique Le verset commence par le participe aoriste epignontes {ἐπιγνόντες | epignóntes} ‘ayant reconnu’, qui introduit une circonstance antérieure fondatrice de la réaction collective. La conjonction dé {δέ | dé} marque un contraste (« mais »), avant la complétive introduite par hōti {ὅτι | hōti} ‘que’, précisant le motif de la clameur : l’identification de l’homme en tant qu’Ioudaios {Ἰουδαῖός | Ioudaîos} ‘Juif’ via la copule estín {ἐστιν | estín}. La construction phōnē egéneto mía ek pántōn {φωνὴ ἐγένετο μία ἐκ πάντων | phōnē egéneto mía ek pántōn} positionne le nom phōnē avant le verbe egéneto pour souligner la soudaineté de « la voix » issue « de tous », avec mía mettant en relief son unicité. L’expression hōs epí hṓras dýo {ὡς ἐπὶ ὥρας δύο | hōs epí hṓras dýo} associe l’adverbe hōs à la préposition epí gouvernant l’accusatif hṓras pour exprimer une durée approximative de deux heures. Le participe krazóntōn {κραζόντων | krazóntōn}, au génitif, s’accorde avec pántōn, décrivant la manière continue de l’action (« criant »). La phrase nominale Megálē hē Ártemis Ephesíōn {Μεγάλη ἡ Ἄρτεμις Ἐφεσίων | Megálē hē Ártemis Ephesíōn} se construit sans verbe, l’adjectif Megálē servant de prédicat emphatique qui célèbre la grandeur cultuelle d’Artémis propre aux Éphésiens. La version formelle conserve l’ordre et l’enchaînement des subordonnées et compléments, tandis que la version dynamique privilégie une syntaxe fluide pour le lecteur moderne, explicite la simultanéité et l’intensité de la clameur. |