| 10. Exégèse Linguistique La phrase commence par le participe circonstanciel katabas {καταβὰς | kata-bàs} ‘descendu’, qui exprime une action préalable de Paul avant l’action principale. La conjonction de {δὲ | dè} marque une transition dans le récit. Le verbe epepesen {ἐπέπεσεν | epé-pe-sen} ‘se pencha (sur)’ suivi du datif autō {αὐτῷ | au-tô} décrit le mouvement physique de Paul vers le jeune homme tombé. Le participe symperilabōn {συμπεριλαβὼν | sym-pe-ri-la-bôn} ‘l’ayant pris dans ses bras’ est coordonné par kai {καὶ | kaí} et indique une action concomitante qui prépare la parole rassurante. Le verbe eipen {εἶπεν | eî-pen} introduit l’impératif négatif mē thorybeisthe {Μὴ θορυβεῖσθε | mē tho-ry-beî-sthe} ‘ne soyez pas troublés’, où l’impératif présent suggère l’arrêt d’un trouble en cours. La clause explicative introduite par gar {γὰρ | gar} ‘car’ — hē psychē autou en autō estin {ἡ ψυχὴ αὐτοῦ ἐν αὐτῷ ἐστιν | hē psy-khḗ au-toû en au-tô é-stin} — place psychē {ψυχὴ | psy-khḗ} ‘âme, vie’ comme sujet au centre: la vie de l’homme est toujours « en lui », malgré l’apparente mort. En français, la reconstruction formelle suit étroitement l’ordre grec et garde la structure causale « car », tandis que la dynamique réorganise légèrement le récit pour une narration plus fluide et met en relief la parole rassurante par des verbes comme « déclara » et « ne vous inquiétez pas ». |