| 18. Exégèse Linguistique La phrase commence par la conjonction hos {ὡς | hṓs} 'lorsque', qui introduit une subordonnée circonstancielle de temps et place l’arrivée des anciens comme cadre temporel de la scène. La particule de {δὲ | dè} marque une légère transition dans le récit. Le verbe paregenonto {παρεγένοντο | paregénonto} 'ils arrivèrent' (aoriste moyen) exprime un événement ponctuel achevé, suivi de la préposition pros {πρός | prós} avec l’accusatif auton {αὐτόν | autón} pour indiquer le mouvement vers Paul. Le verbe eipen {εἶπεν | eîpen} introduit alors le discours direct adressé autois {αὐτοῖς | autoîs}. L’énoncé principal du discours commence par le pronom emphatique humeis {Ὑμεῖς | hymês} 'vous', qui met les destinataires en relief, suivi de epistasthe {ἐπίστασθε | epístasthe} au parfait, suggérant une connaissance bien établie. Le groupe prépositionnel apo prōtēs hēmeras {ἀπὸ πρώτης ἡμέρας | apó prṓtēs hēméras} 'depuis le premier jour' fixe un point de départ temporel, prolongé par la relative aph hēs epebēn eis tēn Asian {ἀφʼ ἧς ἐπέβην εἰς τὴν Ἀσίαν | aph hēs epébēn eis tēn Asían}, où le relatif génitif hēs reprend hēmeras et précise ce jour comme celui de l’entrée de Paul en Asie. L’adverbe pōs {πῶς | pōs} 'comment' introduit une proposition complétive qui expose la manière de se comporter de Paul. L’expression meth humōn ton panta khronon egenomēn {μεθʼ ὑμῶν τὸν πάντα χρόνον ἐγενόμην | meth hymôn ton pánta chrónon egenómēn} unit la préposition meta à valeur de compagnie avec un accusatif de durée totale, renforcé par panta, pour souligner une présence continue. En français, cette structure est rendue par des marqueurs temporels explicites (« depuis le premier jour », « tout le temps », « toujours ») et par des verbes d’état ou de conduite (« j’ai été », « j’ai vécu ») qui conservent l’idée de permanence relationnelle. |