| 12. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre avec la conjonction temporelle hos {ὡς | hōs} 'lorsque', qui introduit la circonstance dans laquelle l’action principale se produit. Elle est suivie de l’aoriste ēkousamen {ἠκούσαμεν | ē-koú-sa-men} 'nous avons entendu', qui présente l’événement déclencheur comme un fait ponctuel. La particule dé {δὲ | dé} marque une transition narrative souple, reliant ce verset à l’annonce précédente de la souffrance à venir. Le verbe principal suivant, parekaloumen {παρεκαλοῦμεν | pa-re-ka-loû-men}, à l’imparfait, décrit une supplication prolongée ou répétée, créant un contraste aspectuel avec l’aoriste précédent. Le groupe nominal coordonné hēmeis te kai hoi entopioi {ἡμεῖς τε καὶ οἱ ἐντόπιοι | hē-meîs te kaí hoi en-tó-pioi} réunit les compagnons de Paul et les habitants locaux en un seul sujet pluriel, soulignant l’unanimité de la réaction. La construction tou mē anabainein auton {τοῦ μὴ ἀναβαίνειν αὐτὸν | toû mḕ a-na-baí-nein au-tón} est un infinitif substantivé au génitif, dépendant de parekaloumen et exprimant le contenu précis de la supplication ('qu’il ne monte pas'). La préposition eis {εἰς | eis} avec Ierousalēm {Ἰερουσαλήμ | I-e-rou-sa-lḗm} indique clairement la direction du déplacement redouté. En français, cette structure infinitive génitivale est rendue par une subordonnée infinitive introduite par « de », et l’imparfait est restitué soit par un passé simple descriptif, soit par un passé composé contextuel, afin de garder l’idée d’insistance sans alourdir le récit. |