| 15. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre avec la préposition meta {μετὰ | metà} suivie du syntagme accusatif tas hemeras tautas {τὰς ἡμέρας ταύτας | tàs hē-mé-ras taú-tas}, qui forme un complément circonstanciel de temps, situant l’action « après ces jours ». La particule postpositive de {δὲ | dè} marque une transition narrative, liant ce verset à la scène précédente. Le participe aoriste moyen episkeuasamenoi {ἐπισκευασάμενοι | e-pi-skeu-a-sá-me-noi} est au nominatif masculin pluriel et se rapporte au sujet sous-entendu « nous » du verbe principal anebainomen {ἀνεβαίνομεν | a-ne-bái-no-men}. Ce participe exprime une action antérieure et préparatoire, souvent rendu en français par un gérondif ou une proposition circonstancielle (« ayant fait nos préparatifs »). L’imparfait anebainomen, bien que formellement duratif, fonctionne dans ce contexte narratif comme un passé de mouvement vers la destination indiquée par la combinaison prépositionnelle eis Hierosolyma {εἰς Ἱεροσόλυμα | eis Hi-e-ro-só-lu-ma}. Le verbe « monter » vers Jérusalem porte une connotation topographique et cultuelle (monter vers la ville sainte), que la traduction formelle conserve par « nous montâmes », tandis que la version dynamique simplifie en « nous sommes partis » tout en maintenant l’idée d’un départ significatif. |