Acts 21:29ExégèseBAT

Acts 21 : 29 Soupçon | Temple | Identité
29. Exégèse Linguistique
La phrase s’ouvre avec ēsan gar proeorakotes {ἦσαν γὰρ προεωρακότες | ê-san gar pro-e-o-ra-kó-tes}, où l’imparfait esan combiné au participe parfait proeorakotes forme une construction périphrastique qui souligne l’état continu des témoins défini par une action antérieure accomplie (« ils étaient des gens qui avaient déjà vu »). Le groupe nominal Trophimon ton Ephesion {Τρόφιμον τὸν Ἐφέσιον | Tro-phí-mon ton E-phe-sí-on} met l’accent sur l’origine païenne de Trophime, ce qui nourrit le soupçon de profanation du temple. Le syntagme prépositionnel en tē polei syn autō {ἐν τῇ πόλει σὺν αὐτῷ | en tē pó-lei syn au-tô} précise la localisation et la compagnie, encadrant la scène dans l’espace urbain plutôt que dans l’enceinte sacrée. La proposition relative hon enomizon hoti eis to hieron eisēgagen ho Paulos {ὃν ἐνόμιζον ὅτι εἰς τὸ ἱερὸν εἰσήγαγεν ὁ Παῦλος | hon e-nó-mi-zon hó-ti eis to hi-e-rón ei-sē-ga-gen ho Paû-los} articule l’objet du malentendu : le pronom relatif hon reprend Trophime comme objet direct de enomizon, la conjonction hoti introduit la complétive rapportant le contenu de leur conviction, et l’aoriste eisēgagen présente l’entrée supposée comme un fait ponctuel déjà accompli. En français formel, on conserve la double subordination relative puis complétive pour refléter la structure d’accusation indirecte. Dans la version dynamique, l’ordre des segments est légèrement simplifié, mais on garde la relation causale implicite entre la vision de Trophime en ville et l’accusation d’introduction illégitime dans le temple.

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