| 30. Exégèse Linguistique La phrase grecque commence par ekinethe te he polis hole {ἐκινήθη τε ἡ πόλις ὅλη | e-ki-nḗ-thē te hē pó-lis hó-lē} "la ville tout entière fut ébranlée", où le verbe au passif aoriste ouvre la scène et le groupe nominal au nominatif suit, avec holē intensifiant la portée totale de l'agitation. La coordination kai egeneto sundrome tou laou {καὶ ἐγένετο συνδρομὴ τοῦ λαοῦ | kaí e-gé-ne-to syn-dro-mḗ tou la-ú} introduit, par l'aoriste moyen egeneto, un second événement: l'afflux soudain du peuple, exprimé par le nom sundrome et son génitif dépendant tou laou. La séquence suivante kai epilabomenoi tou Paulou heilkon auton exo tou hierou {καὶ ἐπιλαβόμενοι τοῦ Παύλου εἷλκον αὐτὸν ἔξω τοῦ ἱεροῦ | kaí e-pi-la-bó-me-noi tou Paú-lou heîl-kon au-tón éx-ō tou hi-e-roû} associe un participe circonstanciel aoriste (epilabomenoi) à un imparfait (heilkon), marquant d'abord la saisie de Paul puis l'action prolongée de le traîner hors du temple; le génitif tou hierou, régi par exo, indique clairement la provenance. Enfin, la clause kai eutheos ekleisthesan hai thyrai {καὶ εὐθέως ἐκλείσθησαν αἱ θύραι | kaí eu-thé-ōs ek-leís-thē-san hai thú-rai} ajoute, avec l'adverbe eutheos placé avant le verbe passif, un effet d'immédiateté dramatique, tandis que le déplacement du syntagme nominal "les portes" en fin de proposition française reproduit l'accent mis en grec sur la fermeture brutale du sanctuaire. |