| 32. Exégèse Linguistique La phrase grecque commence avec le pronom relatif hos {ὃς | hòs} 'qui', renvoyant au tribun mentionné au verset précédent et formant une proposition relative qui reprend le sujet. L’adverbe exautes {ἐξαυτῆς | ex-au-tês} 'aussitôt' place l’action dans l’immédiateté et encadre, avec le participe aoriste paralabon {παραλαβών | pa-ra-la-bōn} 'ayant pris avec soi', une action accomplie antérieure au verbe principal katedramen {κατέδραμεν | ka-té-dra-men} 'il courut vers'. Les accusatifs stratiotas {στρατιώτας | stra-ti-ō-tas} et hekatontarchas {ἑκατοντάρχας | he-ka-ton-tár-khas} sont les objets directs de paralabon, précisant les troupes mobilisées. La préposition ep {ἐπʼ | ep} suivie de autous {αὐτούς | au-toús} 'vers eux' marque la direction du mouvement vers la foule qui maltraitait Paul. La seconde partie de la phrase s’ouvre sur la structure hoi de idontes {οἱ δὲ ἰδόντες | hoí dè i-dón-tes} 'mais ceux qui, ayant vu', où le participe aoriste exprime de nouveau une antériorité : la vision du tribun et des soldats précède et motive l’arrêt de la violence. Les groupes accusatifs ton chiliarchon {τὸν χιλίαρχον | tón khi-lí-ar-khon} 'le tribun' et tous stratiotas {τοὺς στρατιώτας | toús stra-ti-ō-tas} 'les soldats' sont les objets de idontes. Le verbe epausanto {ἐπαύσαντο | e-paú-san-to} 'ils cessèrent', à l’aoriste moyen, exprime un arrêt net de l’action, tandis que le participe présent typtontes {τύπτοντες | túp-ton-tes} 'frappant' décrit l’activité en cours interrompue, avec ton Paulon {τὸν Παῦλον | tón Paû-lon} comme objet direct. En français, les participes aoristes sont rendus par des subordonnées temporelles ou causales implicites ("quand ils virent"), et le participe présent de manière par un complément "de frapper/battre", pour conserver la progression narrative et la relation de cause à effet entre l’arrivée de l’autorité militaire et la cessation de la violence. |