Acts 21:34ExégèseBAT

Acts 21 : 34 Tumulte | Enquête | Autorité
34. Exégèse Linguistique
Le verset s'ouvre sur la séquence alloi de allo ti epephōnoun {ἄλλοι δὲ ἄλλο τι ἐπεφώνουν | álloi dè állo ti epephṓnoun} "mais d'autres criaient une autre chose", où la répétition de allos sous la forme alloi... allo ti renforce l'idée de diversité confuse des cris. Le verbe à l'imparfait epephōnoun suggère un vacarme continu plutôt qu'un cri ponctuel. La localisation est marquée par la préposition en suivie du datif tō ochlō {ἐν τῷ ὄχλῳ | en tṓ ókhlō} "dans la foule", ce qui met en avant la dimension de masse. La proposition participiale mē dunamenou de autou gnōnai to asphales dia ton thorybon {μὴ δυναμένου δὲ αὐτοῦ γνῶναι τὸ ἀσφαλὲς διὰ τὸν θόρυβον | mḕ dunaménou dè autoû gnônai tò asphalés diá tòn thórybon} forme un génitif absolu exprimant la circonstance: "alors qu'il n'était pas en mesure de connaître ce qui était sûr". L'infinitif gnōnai dépend implicitement de la capacité niée par le participe dunamenou, tandis que to asphales est un adjectif substantivé désignant "le fait sûr, l'information certaine". La préposition dia avec l'accusatif thorybon indique la cause de cette incapacité: le "tumulte" de la foule. Le verbe principal ekeleusen {ἐκέλευσεν | ekéleusen} introduit alors la décision de l'autorité: agesthai auton eis tēn parembolēn {ἄγεσθαι αὐτὸν εἰς τὴν παρεμβολήν | ágesthai autòn eis tḕn parembolḗn} "qu'on le mène dans la caserne", où l'infinitif agesthai exprime le contenu de l'ordre et la préposition eis avec l'accusatif marque la destination, la parembolē étant l'enceinte militaire (probablement la forteresse Antonia). Le français rend ce tissage de participes et d'infinitifs en développant la circonstance en subordonnée temporelle ("comme il ne parvenait pas...") et l'ordre en proposition complétive ("il ordonna qu'on..."), afin de garder la dynamique de cause et d'effet tout en restant idiomatique.

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