| 9. Exégèse Linguistique La structure grecque commence avec touto {τούτῳ | toút-ōi} 'à celui-ci', datif qui renvoie à la personne déjà mentionnée dans le contexte et qui fonctionne comme datif de possession implicite. La particule de {δὲ | dè} 'mais/et' relie ce verset à la phrase précédente en marquant une légère progression narrative. Le verbe esan {ἦσαν | ê-san} 'étaient' introduit une construction existentielle où thugateres {θυγατέρες | thu-gá-te-res} 'filles' est le sujet au nominatif, précisé numériquement par tessares {τέσσαρες | tés-sa-res} 'quatre' et qualitativement par parthenoi {παρθένοι | par-thé-noi} 'vierges', tous deux en apposition attributive. Le participe propheteuousai {προφητεύουσαι | pro-phē-teú-ou-sai} 'prophétisant' au nominatif féminin pluriel s'accorde avec 'filles' et décrit une action continue ou habituelle, ce qui justifie en français une relative de type 'qui prophétisaient' ou une périphrase aspectuelle. Le français remplace la tournure littérale 'à celui-ci étaient' par 'il avait', plus idiomatique, tout en conservant l'idée de possession. La traduction formelle garde la structure simple 'vierges qui prophétisaient', tandis que la traduction dynamique explicite la dimension continue et fonctionnelle du participe par 'qui recevaient et transmettaient des messages inspirés', rendant le contenu implicite du verbe grec sans ajouter de nouveaux acteurs. |