| 14. Exégèse Linguistique La construction introductive ho de eipen {ὁ δὲ εἶπεν | ho dè eî-pen} sert de verbe introducteur du discours, la particule δὲ marquant la continuité narrative. Le syntagme ho theos tōn paterōn hēmōn {Ὁ θεὸς τῶν πατέρων ἡμῶν | Ho the-ós tôn pa-té-rōn hē-mō̂n} au nominatif établit l’alliance ancestrale comme sujet de l’aoriste moyen προεχειρίσατό, soulignant l’acte souverain. Les infinitifs γνῶναι, ἰδεῖν et ἀκοῦσαι, unis par καὶ, manifestent une progression de la connaissance de la volonté (τὸ θέλημα αὐτοῦ) à la vision du Juste (τὸν δίκαιον) puis à l’audition d’une voix (φωνὴν ἐκ τοῦ στόματος αὐτοῦ), la préposition ἐκ+génitif indiquant la provenance de la révélation. En français, ces infinitifs sont rendus par une subordonnée finale introduite par « pour » suivie d’une coordination, reproduisant l’idée d’une vocation tripartite. |