| 17. Exégèse Linguistique La phrase s'ouvre sur le verbe eigeneto {Ἐγένετο | egéneto} 'il arriva', aoriste moyen à valeur inchoative qui introduit un nouvel épisode narratif, suivi de la particule dé {δέ | dé} marquant une transition. Le datif moi {μοι | moi} est le bénéficiaire ou concerné par cet événement. Le participe datif hupostrepsanti {ὑποστρέψαντι | hupostrépsanti} 'étant retourné' dépend de moi et exprime une action antérieure à l'événement principal, tandis que la préposition eis {εἰς | eis} avec Ierousalēm {Ἰερουσαλήμ | Ierousalēm} indique la direction du retour. Le second participe proseuchomenou {προσευχομένου | proseuchoménou} au génitif, renforcé par le pronom mou {μου | mou}, forme une tournure génitive absolue fonctionnant comme complément circonstanciel de temps: "alors que je priais". La locution prépositionnelle en tō hierō {ἐν τῷ ἱερῷ | en tō hierō} précise le lieu cultuel de la prière. L'infinitif genesthai {γενέσθαι | genésthai} avec son objet me {με | me} et le groupe prépositionnel en ekstasei {ἐν ἐκστάσει | en ekstásei} constitue une proposition infinitive qui dépend de egeneto et exprime ce qui "arriva" à Paul, à savoir qu'il se trouva en état d'extase. La syntaxe grecque enchaîne ainsi participes et infinitif pour organiser la temporalité (action antérieure, action simultanée, événement principal), alors que le français rend ces relations par des subordonnées temporelles et une proposition principale, tout en conservant l'idée d'une expérience spirituelle soudaine. |