| 3. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par l’adverbe tote {τότε | tó-te} ’alors’, qui enchaîne l’intervention de Paul à la gifle qu’il vient de recevoir et marque une réaction immédiate. La structure principale est ho Paulos pros auton eipen {ὁ Παῦλος πρὸς αὐτὸν εἶπεν | ho Paû-los pròs aut-ón ei-pen}, où le groupe prépositionnel pros auton indique le destinataire direct du discours. Vient ensuite la proposition infinitive typtein se mellei ho theos {τύπτειν σε μέλλει ὁ θεός | týp-tein se mél-lei ho the-ós} où mellei sert de verbe de modalité, suivi de l’infinitif typtein avec son objet se placé en tête pour accentuer la personne visée par l’acte de jugement. L’apostrophe toiche kekoniamene {τοῖχε κεκονιαμένε | toî-khe ke-ko-nia-mé-ne} forme un vocatif détaché et renforce l’effet rhétorique : le participe parfait passif souligne un état d’hypocrisie déjà établi. La séquence kai su kathe krinōn me kata ton nomon {καὶ σὺ κάθῃ κρίνων με κατὰ τὸν νόμον | kaí sỳ ká-thē krí-nōn me kat-à tòn nó-mon} associe kathe (verbe d’état) et krinōn (participe) pour décrire le rôle de juge conformément à la loi exprimée par kata + accusatif. La coordination finale kai paranomōn keleueis me typptesthai {καὶ παρανομῶν κελεύεις με τύπτεσθαι | kaí pa-ra-no-mṓn ke-leú-eis me túp-te-sthai} crée un contraste ironique : le même sujet, tout en jugeant légalement, est qualifié de paranomōn (agissant hors-la-loi) et impose illégalement la frappe par le verbe keleueis suivi de l’infinitif passif typptesthai. La juxtaposition des participes krinōn et paranomōn encadre le commandement et souligne l’injustice structurelle. |