| 10. Exégèse Linguistique Le verset débute par ve’asita {וְעָשִׂיתָ | wə-ʿāśîṯā} ‘et tu feras’, un parfait qāl de deuxième personne marquant l’injonction. L’idiome al-pi hadavar {עַל־פִּי הַדָּבָר | ʿal-pî had-dāḇār} ‘selon la parole’ emploie le construct ‘selon la bouche de’ pour indiquer la source d’autorité. Le pronom relatif ăšer {אֲשֶׁר | ʾăšer} relie la première subordonnée introduisant yaggîḏû {יַגִּידוּ | yaggîḏû} ‘ils déclareront’, dont ləkā {לְךָ | ləḵā} spécifie le destinataire. La structure min-hammāqôm hahûʾ {מִן־הַמָּקוֹם הַהוּא | min hammāqôm hahûʾ} ‘du lieu celui-là’ délimite l’origine du décret, suivie d’une seconde relative ăšer associée à yivḥar {יִבְחַר | yivḥar} ‘il choisira’, soulignant la décision de Yə-hō-wāh {יְהוָה | Yə-hō-wāh}. La coordination wə-šāmar-tā la-ʿăśôt {וְשָׁמַרְתָּ לַעֲשׂוֹת | wə-šāmar-tā la-ʿăśôt} ‘et tu garderas pour faire’ lie fidélité et action, tandis que kə-ḵōl ăšer yōrūḵā {כְּכֹל אֲשֶׁר יוֹרֽוּךָ | kə-ḵōl ʾăšer yōrūḵā} ‘selon tout ce qu’ils t’instruiront’ encadre l’obligation globale. Cette série de subordonnées relatives et de coordination institutionnalise la parole divine comme fondement juridique et cultuel. |