| 18. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la formule conditionnelle vehayah {וְהָיָ֣ה | wə-hā-yāh} ‘et il sera’, introduisant la conséquence royale. L’infinitif construit keshivto {כְשִׁבְתּ֔וֹ | kə-šiv-tô} fonctionne comme subordonnée temporelle ‘lorsqu’il s’assiéra’. Le groupe al kisse mamlakhto {עַ֖ל כִּסֵּ֣א מַמְלַכְתּ֑וֹ | ʿal kisseʾ mamlak-tô} forme un syntagme construct soulignant l’autorité princière. Le vav consécutif vechatav {וְכָ֨תַב | wə-ḵā-ṯaḇ} marque la transition vers l’obligation d’écriture. Mishneh ha-torah ha-zot {מִשְׁנֵ֨ה הַתּוֹרָ֤ה הַזֹּאת֙ | miš-ne ha-tō-rā(h) ha-zōt} ‘copie de cette loi’ place l’objet scripturaire en focus, suivi de al sefer {עַל־סֵ֔פֶר | ʿal se-fer} ‘dans un livre’ comme cadre matériel. Enfin, milifnei hakohanim haleviyim {מִלִּפְנֵ֖י הַכֹּהֲנִ֥ים הַלְוִיִּֽם | mil-li-fnê ha-ko-ha-nim ha-le-vi-yim} ‘d’après l’exemplaire gardé auprès des prêtres lévites’ sert de complément circonstanciel de référence, assurant la légitimité rituelle du texte. Cette structure syntaxique met en balance l’autorité royale et la validité sacerdotale. |