| 8. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur la conjonction ve-im {וְאִם־ | wə-’im} 'et si', posant une éventualité. Le verbe yarchiv {יַרְחִ֞יב | yar-ḥîḇ} 'élargit' en Hifil souligne l’action causative de Dieu. Le nom composé Yahweh eloheikha {יְהוָ֤ה אֱלֹהֶ֙יךָ֙ | Yə-hō-wāh ʾĕ-lō-hê-ḵā} 'SEIGNEUR ton Dieu' met en exergue l’alliance personnelle. L’expression ka-asher nishba la-avoteikha {כַּאֲשֶׁ֥ר נִשְׁבַּ֖ע לַאֲבֹתֶ֑יךָ | ka-ʾă-šer niš-baʿ la-ʾă-vo-te-ḵā} 'comme il a juré à tes pères' rappelle le serment ancestral. La coordination de ve-natan lekha … asher diber latet la-avoteikha {וְנָ֤תַן לְךָ֙ … אֲשֶׁ֥ר דִּבֶּ֖ר לָתֵ֥ת לַאֲבֹתֶֽיךָ | wə-nā-ṯan lə-ḵā ʾeṯ-kol-hā-ʾā-reṣ ʾă-šer dib-ber lā-TEIT la-ʾă-vo-te-ḵā} structure le passage en liant le serment et son accomplissement par le don du pays, reflétant la syntaxe hébraïque qui fait précéder l’action de l’agent divin et met en avant les bénéficiaires humains. |