| 8. Exégèse Linguistique Le verset s’articule en deux propositions coordonnées autour de l’impératif kapper {כַּפֵּר | ka-ppēr} 'expier' et de la forme Nifal ve-niqapper {וְנִכַּפֵּר | wə-ni-k-ka-pēr} 'qu’il soit expié'. La mention du destinataire le-ʿammekha yisraʾel {לְעַמְּךָ יִשְׂרָאֵל | lə-ʿam-mə-ḵā yiś-rā-ʾēl} 'pour ton peuple d’Israël' encadre l’ensemble du rituel. La subordonnée asher-padita {אֲשֶׁר־פָּדִיתָ | ʾă-šer-pā-ḏî-ṯā} 'que tu as racheté' légitime l’action dans le contexte d’alliance. La conjonction négative ve-al {וְאַל־ | wə-ʾal} 'et ne… pas' interdit expressément le don de dam-naki {דָּם נָקִי | dām nā-qî} 'sang innocent', tandis que be-qerev ʿammekha yisraʾel {בְּקֶרֶב עַמְּךָ יִשְׂרָאֵל | bə-qe-rev ʿam-mə-ḵā yiś-rā-ʾēl} 'au milieu de ton peuple d’Israël' précise le lieu rituel. Cette structure d’appel, d’interdiction et d’achèvement souligne la cohérence du rite expiatoire. |