| 10. Exégèse Linguistique La conjonction ufar‘o {וּפַרְעֹה | ūp̄arˁō} « et Pharaon » focalise immédiatement l’action sur le roi égyptien. Le wayyiqtol hikriv {הִקְרִיב | hiqrīv} utilise le parfait hifil pour mettre en avant la progression volontaire de Pharaon. La forme wayyiqtol vayis’u {וַיִּשְׂאוּ | wayyiśʾû} enchaîne les événements et décrit le geste du regard des fils d’Israël (vené-yisra’el {בְנֵי־יִשְׂרָאֵל | benê yiśrāʾēl}). La particule vehinneh {וְהִנֵּה | wə-hinnē} intensifie la surprise visuelle. Le participe Qal nose’a {נֹסֵעַ | nōśēaʿ} exprime le mouvement continu de l’armée égyptienne en achareihem {אַחֲרֵיהֶם | ʾaḥărê-hêm} « derrière eux ». L’adverbe me’od {מְאֹד | meʾōd} renforce le verbe vayiru {וַיִּֽירְאוּ | wayyirʾû}, précédant naturellement le cri wayyiṣʿăqû {וַיִּצְעֲקוּ | wayyiṣʿăqû} dirigé vers el-Yahweh {אֶל־יְהוָה | ʾel-Yəhōwāh}. La répétition du groupe « fils d’Israël » encadre l’observation et la détresse collective. En français, l’ordre des verbes et les connecteurs sont ajustés pour préserver le rythme hébraïque et l’intensité dramatique. |